Un audiophile entend davantage

Audiofiel2

Après avoir appuyé sur le bouton marche/arrêt, il faut attendre trente secondes. D’abord, quatre boutons surgissent du boîtier en marbre, puis les huit tubes de l’amplificateur s’extraient de la base. Ensuite le couvercle s’ouvre lentement. Ce n’est qu’à ce moment-là que vous pouvez couvrir vos oreilles du Sennheiser Orpheus, un casque de 50.000 euros.

Je ferme les yeux avec 50.000 euros sur la tête

J’oublie immédiatement le terrain industriel morose à Almere, où Sennheiser donne l’occasion à des gens qui ne pourront jamais se payer ce casque, de venir tâter l’Orpheus.

Je me crois dans le studio où Daft Punk et Nile Rodgers ont enregistré Get Lucky et j’entends des détails que je ne connaissais pas. Dans la salle de concert où se joue la Neuvième de Beethoven, on sent virevolter la baguette du chef d’orchestre. En écoutant le Binaural Album de Dr. Chesky (enregistré avec un microphone 3D spécial en forme de crâne humain) je me ballade autour de ma propre tête.

L’audio high-end, c’est ça

Voyager dans le temps vers un autre endroit, un autre moment. Se perdre dans l’acoustique d’un espace avec un groupe de musiciens. Les voix individuelles d’une chorale, le craquement du tabouret d’un pianiste, le coup frappé sur le djembé qui vous touche au plus profond de vous-même. Un instant loin de Maintenant et Ici, vers Autrefois et Là-bas.